Prologue...

Prologue...

Escape to the stars
Feeling so free
[...]
Escape to the stars
Chasing a dream
All that we need is to believe
[...]

S'échapper dans les étoiles
Se sentir libre
[...]
S'évader dans les étoiles
Poursuivre un rêve
Nous avon juste besoin d'y croire
[...]

Leyla a 19 ans.
Leyla ne vit que pour et par la musique.
Leyla chante bien oui.
Leyla ne parle pas, ou si peu.
Leyla ne parle que quand elle a quelque chose à dire.
Leyla chante seule.
Leyla ne chante que dans sa forêt.
Leyla n'a pas vraiment d'amis, aucun ne la comprend.
Leyla n'est pas comme tout le monde.
Leyla fait sa vie
Leyla n'est pas amoureuse
Leyla n'a jamais connu l'amour
Leyla n'a jamais connu sa mère
Leyla est née dans la peau d'une meurtrière
Leyla travaille certes
Leyla écrit, mais personne ne lit ses textes...

Sauf peut-être...

Mais chut, ça commence.

Pour être prévenu de la suite, ajoutez-moi à vos amis, je préviens tout le monde dès que la suit est en ligne.

# Posté le vendredi 29 août 2008 15:04

Modifié le vendredi 28 août 2009 03:55

Premier article

"What are you waiting for ?
What are you waiting for ?
"

BON LEYLA, DEPECHE TOI ! DESCENDS MAINTENANT ! CA FAIT UNE DEMI HEURE QUE JE T'APPELLE !

Non, environ une minute Brigitte...

Enfin ! C'est pas trop tôt ! Tu écoutais encore ta musique de sauvage je présume

Ne réponds pas, l'indifférence est le pire des mépris. Affiche ce sourire provocateur, fixe la de tes yeux plus blancs que bleus, comme d'habitude. Ne cille pas, comme d'habitude. Attend qu'enfin, elle baisse les yeux, comme d'habitude.
Bizarre, elle te fixe plus longtemps que d'habitude. Mais ne cille pas, patiente.
Et voila, comme d'habitude, tu as gagné. Sois en fière, affiche ta fierté, souris encore plus, fais pétiller tes yeux, énerve la, puis amuse toi de la voir devenir rouge, de voir ses sourcils se froncer et son poing se serrer.


-Jeune fille, il serait temps que tu perdes cette habitude de sourire bêtement ! Et puis mince alors, tu n'as pas perdu ta langue, depuis que je suis chez toi, je ne t'ai jamais entendue parler ! Je me demande parfois si tu n'es pas muette ! C'est un monde de voir ca ! Allez, dépêche toi, c'est prêt.

Suis la docilement, joue la jeune fille modèle qui écoute gentiment et ne donne jamais son avis. Ecoute la parler de sujets inintéressants avec ton paternel, observe la se tourner vers toi, comme si elle t'avait posé une question, mais tu ne sais pas, tu n'écoutais pas. Ton pere aussi se tourne vers toi, c'était donc bien une question, mais tu ne réponds jamais aux questions, pourquoi commencer aujourd'hui ?

-Chéri, tu es sur qu'elle n'est pas muette ?
-Mais oui, elle parle parfois, quand elle a quelque chose à dire.
-Mais tu es sur qu'elle n'est pas sourde au moins, regarde, elle ne réagit même pas lorqu'on prononce son nom !
-Elle est comme ça c'est tout. Tu peux me passer le sel s'il te plaît ?


Tu les entend parler de toi, comme si tu n'existais pas. Mais existes-tu vraiment à leurs yeux ? Pour elle tu n'es rien, juste celle qu'il a fallu adopter lorsqu'elle a choisi ton père pour époux. Ton père. Il t'a donné la vie, tu as pris celle de la femme qu'il aimait. Pourtant, il n'en parle jamais. Pour lui, elle n'existe plus, c'est comme si elle n'avait jamais existé, il ne t'as même jamais parlé d'elle. Comment était-elle ? Qu'aimait-elle ? Tu n'en as jamais rien su, et c'est ta faute. Tu dois endosser chaque jour ce fardeau. Tu as tué ta mère. Et ce père, tu ne sais même pas si il t'en veut, il ne t'as jamais rien dit. Mais tu continues, et chaque jour te paraits plus long que la veille. Plus sombre aussi, et tout aussi vide. La seule lumière dans ta vie, c'est la musique. Et cette Brigitte veut te l'enlever. Tu passes tes journées à réfléchir sur ça, pourtant tu ne te plains pas, pourtant, tu ne parles pas.

-Leyla, mange, ça va refroidir, mais est ce qu'au moins tu nous entends, jeune fille ?

Oui, tu l'entends, mais tu ne l'écoutes pas, alors une fois de plus, tu ne répondras pas.

-Georges, elle me désespère ta fille, il faudrait qu'elle aille voir un psychologue !
-Elle en a déja vu, mais elle ne dit rien, même avec eux.


Tu as raison, lève toi, ne leur adresse pas un regard. Retourne t'isoler entre tes songes, et ta musique, cette musique, leur musique. Tu te rappelles, ce jour ou tu les a rencontrés ? Oui, bien sur que tu t'en rappelles, ce jour là, tu étais dans ta forêt, adossée sur ton chêne, et tu écrivais. Tu écrivais pour toi. Puisque personne ne t'as jamais entendue chanter. Tu venais de terminer cette chanson. Tu lisais et relisais le texte, cherchant le mot à améliorer, le vers a changer ou une rime mal placée. Tu n'écrivais qu'en anglais, le francais, ta langue maternelle, t'énervais. Et l'allemand, cette langue que l'on t'a imposée, t'énervais.
Et tu te préparais à desserer tes levres, trop habituées à se coller. Ta langue était passée plusieurs fois sur elles. Sans échauffer ta voix, tu t'étais lancée. Tu pensais être seule, mais il était la. Et il t'as entendue.
Tu te rappelles ? Il n'a pas bougé, il a attendu que tu termines. A la fin, tu étais heureuse, enfin libre, fière d'avoir fini ces paroles et de les avoir chantées, toujours aussi bien. L'air était venu de lui même, pas besoin d'instruments. Tu pensais que seul le silence applaudirait ta performance et pourtant, les paumes de ses mains se sont heurtées et le son du claquement si peu familier s'est envolé dans les airs, caressant tes oreilles de sa mélodie plus qu'incertaine. Tu te rappelle à quel point tu as eu peur, qu'on t'ait entendue chanter, que quelqu'un ait découvert que sous la jeune fille apparement muette se cachait une voix. Une si belle voix. Non, tu n'es pas prétentieuse de penser ca, tu es réaliste. Et est ce que tu te rappelles de ce qu'il t'a dit, pas grand chose n'est-ce pas ? Tu te rappelles, il t'as juste dit un mot. Un ordre en plus, et pourtant, tu l'as suivi. Tu te rappelles, il t'as dit Viens. C'était peut être ses yeux, peut-être sa façon de t'avoir dit ça, mais tu la suivis. Tu regrettes, un peu c'est sur, mais dans le fond, tu es heureuse de l'avoir suivi. C'est vrai qu'il t'as fait vivre des instants mémorables.
Mais je comprends que ca te blesse d'y repenser. Tu as raison, assieds-toi sur la fenêtre, regarde les gens si pressés dans les rues de Paris. Pourtant, l'heure tardive devrait les ralentir. Tu n'aimes pas les Parisiens, ils sont bien trop pressés. Toi tu aimes prendre ton temps, c'est pourquoi tu auras besoin de temps, pour une fois de plus, te remémorer ces semaines avec Shin...



__________________________________________________________________________________

Premier chapitre bouclé. Je ne sais pas si c'est long, à vrai dire, je me suis laissée porter par les mots et je n'ai pas relu, la première impression est toujours la bonne.

Le second chapitre sera peut-être demain, je ne sais pas. Je verrais.

Vous aimez ?
Vous aimez pas ?

Dites le moi !

Plouf Re plouf
Premier article

# Posté le vendredi 29 août 2008 17:56

Modifié le jeudi 18 juin 2009 15:36

Deuxieme article...


"This is the silent place
Where people speak but cannot hear"


Cette chanson aussi te rappelle tant de souvenirs. Reste perdue dedans, ne pense a rien d'autre, et comme a ton habitude, ne dis rien. Cette batterie. Tu la vois ? Et le jeune homme, s'acharnant a faire sortir des sons de son instrument, frappant inlassablement les différentes parties de son jouet, comme s'il voulait le blesser pour que dans son agonie, il sorte la plus belle des mélodies. Tu te rappelles de lui aussi. C'était si loin, il y a si longtemps, dans ce pays appelé Allemagne, ce pays que tu ne vois plus.
Ta forêt, tu l'as abandonnée à Berlin, aujourd'hui, perdue dans Paris, tu rêves juste de la revoir. Et secretement, tu esperes aussi le revoir. Lui, et les autres. Ceux que tu as aidé. Ceux pour qui tu as écrit, inlassablement, les mots qui te venaient à l'esprit. Tu les aimais. Tous, autant qu'ils sont. Maintenant, tu ne peux que les entendre et rever d'être à leur côté, comme avant. Tu les vois sur ton téléviseur, ils ont changé, est-ce qu'ils t'ont oubliée ?
Généralement, les gens t'oublient vite. Tu te rappelles les cours ? Les professeurs te posaient au fond de la salle et pour ces enseignants, tu n'existais plus. Tu te rappelles de chaque bulletin ou il était marqué que tu étais trop calme, que tu ne participais jamais et que même lorsqu'on t'interrogeait, tu ne répondais pas. Tu n'as pas vraiment changé. Tu n'as jamais changé. Mais eux, Shin, Luminor, Yu, Strify et Kiro, t'ont-ils oubliée ?
Tu ne connais même pas leur vrai prénom, et eux, se rappellent-ils du tien ? Ou bien pour eux, fait-il partie d'un passé oublié, enseveli, inutile par rapport à leur présent.
Mais surtout lui, celui qui t'avais trouvé, celui qui ne t'avais pas posé une question, qui n'avait même pas cherché à regarder dans tes yeux magnifiques. Il t'avait conduite jusqu'a un studio. Tu te rappelles les six étages que tu avais du monter, en regardant tes pieds. Lui regardait les siens. Comme d'habitude, tu ne parlais pas, et il semblait avoir compris que tu n'étais pas comme les autres. Tu te rappelles quand il a ouvert la porte, que tu es entrée dans cette pièce.
Une batterie occupait la plus grande partie de l'espace. Cette batterie.
Un micro, une guitare, une basse et un synthétiseur l'accompagnaient. Pas de décoration dans cette pièce, des déchets dignes d'une dizaine de célibataires étaient étalés sur le sol. Entre les cartons de pizza et les canettes de bière, l'ambiance n'était pas des plus rassurantes. Pourtant, tu y étais bien. Sans qu'il ne t'y invite, tu t'assis sur le fauteil, pas en très bon état, certes, mais confortable quand même.
Il s'était assis à tes côtés et t'avais demandé les paroles de la chanson que tu avais chantée dans la forêt, dans ta forêt. Tu les lui avais tendues, mais tu n'avais pas pu t'empêcher de les lire une fois encore. Ton écriture fine, droite et si bien tracée formaient des lettres qui formaient des mots qui formaient des phrases, de si belles phrases. Tu peux être fière de toi, ces paroles étaient si belles ! Et maintenant, elles sont transmises à la radio, à la télévision et sur internet. Tes paroles, les lignes que ton coeur a tracées.
Il les a regardées, il entrait dans ton monde.
Il les a longtemps étudiées, puis, il s'est installé derrière la batterie. Il a entamé une mesure, puis s'est arrêté, a recommencé, et cela plusieurs dizaines de fois. Finalement, il a sorti de sa poche un téléphone portable puis l'a collé à son oreille.
Pour une fois, tu as écouté, attentivement ce qu'il disait. Tu suivais les mouvements de ses lèvres pendant que tes oreilles captaient les sons qu'elles sortaient. Il s'exprimait dans cette langue barbare que tu comprenais sans la comprendre. Tu saisissais des bribes de phrases, mais sans comprendre le sens de la discussion.
Alors, comme à ton habitude, tu as fermé les yeux et tu t'es enfermée dans tes pensées. Tu t'y es si bien enfermée que tu n'as pas remarqué que vous n'étiez plus deux dans la petite pièce, mais six. 4 hommes avaient rejoint celui qui t'avais sortie de ta forêt. Ils étaient tous, chacun d'entre eux, assez Bizarre tu te rappelles ? Mais ils étaient surtout mignons, et ça, tu t'en rappelle aussi.
Tu n'as jamais connu l'amour petite, les garçons, ils ne t'intéressent pas, les filles non plus d'ailleurs. Toi, tu préferes rester seule avec tes pensées et avant, l'espoir de pouvoir, le soir, partir t'isoler au milieu de tes arbres.
Tu te rappelles la façon dont ils te fixaient ? Il formaient un beau tableau, en un parfait demi-cercle autour du canapé. Et toi, qui les voyaient sans les voir, les yeux dans le vide, comme d'habitude.
Peut-être parlaient-ils, tu n'en es même pas sûre.
Ce que tu sais, c'est que ca remonte à longtemps.

Mais Leyla, pourquoi pleures-tu ? Tes yeux n'ont pas de larmes à verser pour ceux qui t'ont abandonnée !
Non, tu es injuste, à vrai dire, c'est plutôt toi qui les a abandonnés. Tu vivais heureuse, ou presque, à Berlin, la ville de ta mère. Tu avais l'impression de la voir se déplacer dans la maison, même si les traits de son visage te sont inconnus. Puis il a fallu que ton père la rencontre, celle qui allait l'obliger à retourner en France. Certes, tu n'aimes pas la langue allemande, ou chaque mot parait craché. Mais tu aimes encore moins la langue française, où la monotonie des phrases sans accent t'endort. La maison de ta mère, vendue, pour racheter un appartement, à Paris, où tout le monde est pressé, où le silence n'existe pas et où les forêts sont en béton.
Non, ne pleure pas !
Allonge toi sur le toit, et contemple les étoiles, ce sont les mêmes qu'a Berlin. Et la lune, c'est la même aussi. Peut-être qu'en ce moment, ils la contemplent, eux aussi. Peut-être qu'en ce moment, ils pensent a toi...


____________________________________________________________________

Voila, deuxième chapitre bouclé.

Vous aimez ?
Vous n'aimez pas ?
Vos impressions ?
Vos questions ?

La suite, si tout se passe bien sera écrite demain.

Plouf Re plouf
Deuxieme article...

# Posté le samedi 30 août 2008 08:35

Modifié le jeudi 18 juin 2009 15:35

Troisième article

'cause I'm already dead
And I just cannot bear
To hear another word no more



Tu ne veux pas entendre un mot de plus, mais pourtant, si tu ne te rappelle pas, tu vas finir par les oublier, comme eux t'ont peut-être oubliée. Mais ne pense pas à ça, ne te sens pas coupable d'êter partie, puisque ce n'est pas ta faute. C'est ellle qui devrait culpabiliser, même si elle ne connait pas leur existence. Elle devrait se sentir coupable de t'avoir arrachée à tes repères. Cette femme, tu étais prête à l'apprécier. Elle n'avait pas à t'ammener en France. Mais ton père est tombé amoureux d'elle, et tu n'y peux rien. Alors qu'il aurait pu te laisser seule à Berlin, il t'a rammenée en France, contre ton gré. Mais tu ne lui as pas dit. Tu ne lui as jamais rien dit. Tu ne lui diras jamais rien. Il ne pouvait pas savoir que tu voulais rester, ni pourquoi. Une bonne leçon, oui. Mais à quel prix ?
Vous auriez pu rester ensemble, toute votre vie durant, si tu étais restée là bas.
Tu te rappelles quand, tous les cinq ensemble, d'une même voix, ils t'ont demandé de chanter cette chanson que tu avais terminée dans ta forêt ? Tu leur avais répondu par un éclat de rire. Ton rire est beau, il est comme toi. Oui tu es belle.
Ils étaient si persuasifs. Tu n'as pa hésité. Une fois de plus, tu as ouvert la bouche, et commencé cette chanson que tu aimes tant.


I'm sick and tired of this so called life
Without room to breathe
I toss and turn in my bed all night
Am I the only one who finds no peace ?

What are you waiting for ?
What are you waiting for ?

Escape to the stars
Feeling so free


Te rappelles-tu de leur visage ? Ils n'ont même pas attendu la fin de la chanson. Ils sont allés, chacun à leur place, sauf ce blond, avec ses mèches noires. Lui buivait tes paroles, comme s'il se nourissait de ta voix. Sans que tu ne t'en rendes compte, une mélodie s'est élevée devant toi. Le grand brun derrière son synthétiseur appuyait sur ses touches et une mélodie sortait de son instrument. Derrière lui, la batterie raisonnait. Celui qui a des mèches rouges se démenait sur sa guitare pendant que le blond l'accompagnait avec sa basse. Ils semblaient communiquer par télépathie tellement chaque mélodie était raccordée à l'autre et formait un ensemble si beau que tu arrêtas de chanter. D'un même mouvement, la mélodie cessa et tous se retournèrent vers toi. Tu le regardais sans les voir. Sans te demander, celui qui n'avait pas bouger et qui devait être le chanteur s'empara des paroles. Tu ne le regardais pas non plus, tu ne t'es pas interposée et tu ne parlais pas. Comme d'habitude. Puis il est parti et s'est installé derrière le micro et a fait signe aux autres qui ont repris la même mélodie. Et il a commencé à chanter. Pour une fois, tu écoutais, tu ne faisais pas qu'entendre. La mélodie mêlée à sa voix donnait une deuxième vie à la chanson. Il ne la chantait pas comme toi tu chantais. C'était beau. Il avait une excellente mémoire puisqu'en une seule fois, il la chanta entièrement, sans se tromper. Tu te rappelles ton expression ? Tes yeux blancs fixés sur son visage concentré, tu voulais le regader dans les yeux, mais les siens étaient fermés. Tu avais l'impression de te reconnaitre en lui. Tu ne pouvais t'empêcher de le fixer et tu savais que vous étiez liés. Du moins, tu pensais. Deux personnes liées ne se séparent pas généralement. N'est-ce pas ?
Mais ne te tortures pas, c'était écrit.
Tu dois faire sans lui, tu dois continuer d'avancer.
Non, ne recommence pas à pleurer. Ca ne le fera pas revenir de toute façon.
Puisque le bonheur est loin, là bas, tâche d'être heureuse sans lui...





Plouf Re plouf
Troisième article

# Posté le lundi 01 septembre 2008 06:31

Modifié le jeudi 18 juin 2009 15:35

Quatrième article

"I don't believe in miracles,
I've never did."




Tu te réveilles, un matin de plus, une journée de plus à subir. Tu ne te lèves même pas, c'est si simple de rester dans son lit, tenter de ne penser à rien, se retourner et tenter de se rendormir. Trop tard. Déjà, tes pensées se dirigent vers eux, loin, à Berlin et déjà, il n'y a plus de place pour autre chose. Strify. Sa voix, cette voix, si parfaite, peut-être même aussi belle que la tienne. D'un autre timbre, certes, mais magnifique. Tu te rappelles de ces après-midis pendant lesquels vous ne faisiez que chanter tes paroles. Vos deux voix ensemble, sans les instruments des autres. Toujours dans ta forêt. Toutes tes chansons y sont passées, et maintenant, des personnes venant des quatres coins du monde les chantent en adulant ceux qui les interpretent. Elles sont si différentes de toi, et pourtant si semblables. Rêver de ceux qu'elles croient connaitre. Comme toi. Peut-être que finalement, ils t'ont juste utilisés. Peut-être que la seule chose qui les intéressait en toi, c'était ton talent pour écrire. Peut-être qu'ils n'aimaient même pas ta voix. Peut-être, peut-être que tu te tortures pour rien. Comment pourrais-tu savoir ce qu'ils pensent.
Tu sais qu'ils vont passer en France, est-ce que ça les fera penser à toi ? Est-ce qu'ils se rappelleront que c'est pour aller dans ce pays que tu les a quittés. Tu ne sais pas si tu iras. Peut-être que ça te donnerait trop d'espoir, que ça te ferait trop rêver à un futur possible avec eux.
Mais rappelle toi, le premier jour. Une fois de plus. Tu te revois, prête à leur montrer tous tes écrits, tout ce que tu as compsé. Prête à leur ouvrir ton coeur, pour écouter une fois de plus, leur mélodies. Tu as appris ce jour là leur noms. Du moins, ceux qu'ils se donnaient. Ils ne voulaient pas te donner leur vrai prénom. Une preuve ?
Tu as sorti tous tes bouts de papier. Tu leur a entièrement ouvert ton coeur par ce geste. Est-ce qu'ils s'en sont rendu compte ? Est-ce qu'ils t'ont vraiment ouvert le leur, ou est-ce qu'ils ont joué avec toi.
Une fois de plus tu te tortures avec des questions sans réponse. Tu te rappelles de toutes les mélodies qu'ils t'ont fait connaitre durant tous ces après-midi ou tu disparaissais de chez toi, quand ton père et elle ne se souciaient pas de toi. Que tu rentrais le soir, toujours tard, avec un grand sourire mais toujours les lèvres scellées. Puis, tu remontais t'enfermer dans ta chambre, et inlassablement, tu écoutais les mélodies qu'ils t'avaient donné. Pourtant, tu ne chantais pas, de peur qu'elle et lui t'entendent. Tu ne sais même pas pourquoi tu ne veux pas qu'ils connaissent ton talent. Mais tu ne le veux pas. Il n'y a qu'eux qui savent.
Rappelles toi de ce premier jour ou, pour la première fois de ta vie, tu avais des amis. Ils ne te comprenaient peut-être pas, mais ils avaient l'air de t'apprécier comme tu étais. Avec eux, tu avais commencé à t'ouvrir. Tu leur parlais parfois. Jamais beaucoup, mais il t'arrivait de les charier. Tu t'amusais vraiment à leur coté. Pourtant, tu te demandes toujours si eux aussi. Mais arrête de te soucier de cela. Contente toi de te plonger dans tes souvenirs, comme tous les matins, comme tous les soirs. Comme tout le temps.
Strify t'avais pris la main, il t'avait emmené dans un endroit que tu ne connaissais pas, après d'innombrables ruelles il s'est arrêté. Ta main était toujours dans la sienne. Tu n'avais pas peur, tu ne disais rien, tu regardais le sol. Tu as senti ses mains sous ton cou. Il t'a fait lever la tête. Tu as commencé a avoir peur pourtant, tu ne changeas pas d'expression. Tu le regardais dans les yeux. Non, c'était lui qui te fixait. Tu ne faisais que soutenir toi. Vous ne parliez pas. Tu essayais de déchiffrer la signification de son regard. Mais tu y lisais une chose inconnue. Une chose que tu n'avais jamais vu auparavant.
Tu te posais vraiment des questions. Toi qui n'avais jamais vraiment vu un garçon de près. Tu le dévisageais, observais chacun de ses traits. Ils étaient fins, bien dessinés. Pas si différents des tiens en vérité. Pourtant, sans vraiment savoir pourquoi, tu en as eu marre de ce regard. Ses yeux n'étaient pas faciles à supporter, ils n'étaient pas comme ceux de cette Brigitte. Non, Striffy n'était pas Brigitte. Tu as décidé te te retirer. Tu as rejeté ses yeux. Pour la première fois dans ta vie, tu as fui un regard. Il n'a pas vraiment paru surpris, non, il t'as sourit et t'as dit Enfin.
Tu n'as pas vraiment compris, à vrai dire, tu ne comprends toujours pas ce mot, tu as pourtant envie de savoir, de te replonger dans tous ces moments que vous avez passé tous les deux. Tu veux le comprendre.
Tu aimerais le revoir.
Mais tu ne crois pas aux miracles. . .


_____________________________________________________________________________

Chapitre long à arriver.
Je ne le trouve vraiment pas super :S

Et vous, vos impressions ?
Des idées sur ce qui se passera ensuite ?
Quatrième article

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 06:36

Modifié le jeudi 18 juin 2009 15:35