"I don't believe in miracles,
I've never did."
Tu te réveilles, un matin de plus, une journée de plus à subir. Tu ne te lèves même pas, c'est si simple de rester dans son lit, tenter de ne penser à rien, se retourner et tenter de se rendormir. Trop tard. Déjà, tes pensées se dirigent vers eux, loin, à Berlin et déjà, il n'y a plus de place pour autre chose. Strify. Sa voix, cette voix, si parfaite, peut-être même aussi belle que la tienne. D'un autre timbre, certes, mais magnifique. Tu te rappelles de ces après-midis pendant lesquels vous ne faisiez que chanter tes paroles. Vos deux voix ensemble, sans les instruments des autres. Toujours dans ta forêt. Toutes tes chansons y sont passées, et maintenant, des personnes venant des quatres coins du monde les chantent en adulant ceux qui les interpretent. Elles sont si différentes de toi, et pourtant si semblables. Rêver de ceux qu'elles croient connaitre. Comme toi. Peut-être que finalement, ils t'ont juste utilisés. Peut-être que la seule chose qui les intéressait en toi, c'était ton talent pour écrire. Peut-être qu'ils n'aimaient même pas ta voix. Peut-être, peut-être que tu te tortures pour rien. Comment pourrais-tu savoir ce qu'ils pensent.
Tu sais qu'ils vont passer en France, est-ce que ça les fera penser à toi ? Est-ce qu'ils se rappelleront que c'est pour aller dans ce pays que tu les a quittés. Tu ne sais pas si tu iras. Peut-être que ça te donnerait trop d'espoir, que ça te ferait trop rêver à un futur possible avec eux.
Mais rappelle toi, le premier jour. Une fois de plus. Tu te revois, prête à leur montrer tous tes écrits, tout ce que tu as compsé. Prête à leur ouvrir ton coeur, pour écouter une fois de plus, leur mélodies. Tu as appris ce jour là leur noms. Du moins, ceux qu'ils se donnaient. Ils ne voulaient pas te donner leur vrai prénom. Une preuve ?
Tu as sorti tous tes bouts de papier. Tu leur a entièrement ouvert ton coeur par ce geste. Est-ce qu'ils s'en sont rendu compte ? Est-ce qu'ils t'ont vraiment ouvert le leur, ou est-ce qu'ils ont joué avec toi.
Une fois de plus tu te tortures avec des questions sans réponse. Tu te rappelles de toutes les mélodies qu'ils t'ont fait connaitre durant tous ces après-midi ou tu disparaissais de chez toi, quand ton père et elle ne se souciaient pas de toi. Que tu rentrais le soir, toujours tard, avec un grand sourire mais toujours les lèvres scellées. Puis, tu remontais t'enfermer dans ta chambre, et inlassablement, tu écoutais les mélodies qu'ils t'avaient donné. Pourtant, tu ne chantais pas, de peur qu'elle et lui t'entendent. Tu ne sais même pas pourquoi tu ne veux pas qu'ils connaissent ton talent. Mais tu ne le veux pas. Il n'y a qu'eux qui savent.
Rappelles toi de ce premier jour ou, pour la première fois de ta vie, tu avais des amis. Ils ne te comprenaient peut-être pas, mais ils avaient l'air de t'apprécier comme tu étais. Avec eux, tu avais commencé à t'ouvrir. Tu leur parlais parfois. Jamais beaucoup, mais il t'arrivait de les charier. Tu t'amusais vraiment à leur coté. Pourtant, tu te demandes toujours si eux aussi. Mais arrête de te soucier de cela. Contente toi de te plonger dans tes souvenirs, comme tous les matins, comme tous les soirs. Comme tout le temps.
Strify t'avais pris la main, il t'avait emmené dans un endroit que tu ne connaissais pas, après d'innombrables ruelles il s'est arrêté. Ta main était toujours dans la sienne. Tu n'avais pas peur, tu ne disais rien, tu regardais le sol. Tu as senti ses mains sous ton cou. Il t'a fait lever la tête. Tu as commencé a avoir peur pourtant, tu ne changeas pas d'expression. Tu le regardais dans les yeux. Non, c'était lui qui te fixait. Tu ne faisais que soutenir toi. Vous ne parliez pas. Tu essayais de déchiffrer la signification de son regard. Mais tu y lisais une chose inconnue. Une chose que tu n'avais jamais vu auparavant.
Tu te posais vraiment des questions. Toi qui n'avais jamais vraiment vu un garçon de près. Tu le dévisageais, observais chacun de ses traits. Ils étaient fins, bien dessinés. Pas si différents des tiens en vérité. Pourtant, sans vraiment savoir pourquoi, tu en as eu marre de ce regard. Ses yeux n'étaient pas faciles à supporter, ils n'étaient pas comme ceux de cette Brigitte. Non, Striffy n'était pas Brigitte. Tu as décidé te te retirer. Tu as rejeté ses yeux. Pour la première fois dans ta vie, tu as fui un regard. Il n'a pas vraiment paru surpris, non, il t'as sourit et t'as dit Enfin.
Tu n'as pas vraiment compris, à vrai dire, tu ne comprends toujours pas ce mot, tu as pourtant envie de savoir, de te replonger dans tous ces moments que vous avez passé tous les deux. Tu veux le comprendre.
Tu aimerais le revoir.
Mais tu ne crois pas aux miracles. . .
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Chapitre long à arriver.
Je ne le trouve vraiment pas super :S
Et vous, vos impressions ?
Des idées sur ce qui se passera ensuite ?